Retour de cours | Les textures 3

3e partie. Textures dans les arts, textures dans la nature

 

Voir également les deux premiers articles sur les textures, du 26 avril et du 4 mai

Exercice #1

Comparer les oeuvres d’art choisies par deux personnes et établir une hiérarchie des signes plastiques présents

         

Réflexions #1

Les danseurs de Matisse
Formes – Rythme – Couleurs – Contrastes – Composition confinée dans le cadre – en 2 dimensions

Les Nymphéas de Monet
Texture – Vibration – Transparence – Couleurs – Composition débordant du cadre – Formes – en 3 dimension

Le langage plastique, contrairement au langage écrit, n’est pas linéaire. Un tableau se « lit » de manière plus globale qu’un texte, De ce fait, hiérarchiser les signes plastiques utilisés par l’artiste est un exercice qui peut révéler la sensibilité de l’observateur. Suis-je attiré(e) en premier par la couleur ou les formes dans le tableau de Matisse ? Il est important de se rappeler qu’il n’existe pas de lecture neutre.

Le travail de Matisse est une étude pour réaliser un rideau de spectacle. L’artiste veut créer par des couleurs très contrastées une tension entre deux danseurs de forme très stylisés, et imprimer un rythme à l’ensemble. Les papiers de couleurs épinglés lui permettent de faire « bouger » son travail jusqu’à satisfaction.

Monet veut saisir la vie de la lumière, sans cesse changeante, selon la saison, l’heure et les conditions météo. Tout particulièrement dans ce qui bouge et est translucide comme de l’eau. Seule une touche bien visible peut décomposer en facettes miroitantes la vibration des couleurs. La texture du tableau est donc le signe plastique qui domine la série des nymphéas.

La première identité d’une oeuvre d’art est le médium utilisé 

  • Peinture
  • Dessin
  • Collage
  • Photographie
  • etc…

Matisse et Monet sont deux grands explorateurs du médium qui les fascine.

 

Deux artistes en contre-point

Zoltan Kemeny (1907-1956)

Banlieue des Anges – 1958 – Tate

 

Giuseppe Capogrossi (1900-1972)

Surface 210 – 1957 – Guggenheim

En 1949, Capogrossi tourne le dos à la peinture figurative et peint jusqu’à sa mort des tableaux composés de deux signes essentiellement – le premier ressemble à un peigne, le second à une fourchettes – dont il n’a jamais donné la moindre interprétation. Le titre des tableaux ne donne pas davantage d’indication sur la lecture à faire de ses oeuvres.

Exercice #2

Fabriquer de nouveaux papiers inspirés des textures que l’on décèle dans une oeuvre d’art choisie.
> Produire au moins deux feuilles, très différentes.
> Utiliser feutres noirs et crayons de couleur, permanents ou solubles.

 

 

 

 

Réflexions #2

Une part importante de la personnalité d’un artiste se révèle dans sa touche, comparable à une écriture. Comme l’écriture, une touche peut être étudiée, puis travaillée, afin de mieux la comprendre et de s’en servir.

La texture d’une oeuvre n’est pas la même selon la distance à laquelle on l’observe. Et la distance à laquelle on observe une oeuvre varie en fonction de sa grandeur.

S’approcher de la toile permet de découvrir des textures très variées, qui peuvent être des accroches à notre propre créativité.

 

 

Exercice #3

Appliquer les notions abordées en cours en réalisant l’esquisse d’un paysage observé

N.B. Seules dix minutes sont accordées à cet exercice

> Choisir le paysage que l’on souhaite reproduire. Bien le « cadrer ».
> Observer l’ensemble attentivement pour définir trois lignes principales et 4 à 6 lignes secondaires.
> Tracer ces lignes au feutre noir.
> Photographier de nombreuses textures observables dans ce paysage (entre 10 et 20).

 

 

Que voit chacune ?

 

 

 

 

Elles si elles voyaient des papillons et des losanges ?

 

MERCI d’explorer des sentiers nouveaux. 

 

Christine Burkhard

 

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Retour de cours | Les textures 2

De la texture naturelle à la texture imaginaire

 

 

Exercice #1

Les lignes de construction d’un tableau
> Observer de loin le tableau choisi et chercher les lignes de construction de l’oeuvre.
> Tracer au feutre noir épais les trois principales lignes de construction, puis, avec un feutre plus fin, 4 à 6 lignes de construction secondaires.
> Les lignes tracées doivent atteindre le bord de la feuille ou se toucher, de manière à diviser l’espace en plusieurs plages.
> Se demander où le peintre veut « conduire » (consciemment ou inconsciemment) le spectateur et comment il construit son tableau pour atteindre son objectif.

      

Réflexions #1

> Une ligne de tension n’est pas forcément une ligne dessinée ou peinte
> Une suite de bateaux sur la mer peut constituer une ligne de construction importante du tableau.
> Une ligne de tension peut être le prolongement « virtuel » d’une ligne ébauchée. 

Exercice #2

Une composition d’objets divers
> Chercher dans l’assemblage d’objets disposés sur la table comment ceux-ci font écho entre eux (établissent des correspondances) et constituent ainsi une composition, appelée en art « nature morte ».

“On ne voit que ce qu’on regarde.”

Merleau-Ponty

 

Réflexion #2

> Dans la photo extraite de la composition, on observe que

a)  la forme de la fleur de l’orchidée fuchsia correspond à celle de l’orchidée blanche
b)  la couleur fuchsia, présente en petite quantité sur l’orchidée blanche, établit une autre correspondance (un 2e lien) entre les deux fleurs.

> Forme et couleur sont des signes plastiques.
> D’autres signes plastiques (le parallélisme des supports, la répétition des formes) peuvent être relevés et participent également à la composition de la nature morte.

Chaque signe plastique peut être dissocié de l’objet réel et utilisé pour réaliser une composition s’éloignant du figuratif.

 

Exercice #3

C’est quoi une texture ?
> Expliquer le sens général du mot texture et son sens plus particulier en art.
> Chercher quels sont les 3 types de textures que l’on distingue.

Réflexion #3

> La texture désigne l’apparence et l’état d’une surface. L’orchidée, par exemple, a une texture proche de celle du velours.

> On distingue des textures réelles, reproduites ou imaginatives.
> Ajouter une texture à une surface  lui donne de la matérialité.

Artiste en contre-point

Günther Uecker

Cet artiste allemand, né en 1930,  s’est fait particulièrement connaître pour son utilisation de clous et d’épingles
qui donnent à ses travaux une texture naturelle, riche et subtile.

 

Recherches entreprises par Piet Mondrian, 3e partie

(voir également les retours du

Dans sa recherche de l’essence de l’expression plastique. Piet Mondrian a poussé plus loin son travail de stylisation l’arbre pour aboutir peu à peu à des signes plastiques qui acquièrent leur indépendance par rapport à la réalité dont s’inspire l’artiste.

Pommier en fleurs (1912) – Composition en bleu, gris, rose (1913) – Océan (1915)

Exercice #4

Notre perception du monde et les témoignage plastiques et visuels que nous produisons
> Choisir, dans la nature morte disposée sur la table, un élément qui nous intéresse
> Donner trois représentations (images) différentes de l’objet choisi (20 minutes de temps à disposition) :

a) une représentation iconique (eikôn =  image ressemblante),
b) une représentation symbolique (symbol = signe conventionnel pour dé signer quelque chose, p. ex. une colombe pour la paix),
c) une représentation indicielle (indice = trace physique de quelque chose, p. ex. la fumée qui révèle le feu).

              

Entre percevoir et transmettre s’intercale le langage.

Commentaires #4

> Le temps imparti (20 min) permet juste de réaliser des travaux très incomplets, mais qui sont de bonnes amorces à la réflexion et à la discussion.
> La technique choisie est fondamentale. Les plus simples à utiliser sont la photographie pour une reproduction iconique, un feutre noir pour la reproduction symbolique, la matière (fumée, sable, bois) pour laisser des indices.

Réflexion #4

> Nos sens nous permettent de percevoir le monde.
> Notre cerveau, notre intelligence, nos expériences vécues, notre bagage culturel nous conduisent à « réfléchir » le monde.
> Nous transmettons par les arts visuels et plastiques non seulement ce que nous voyons, mais également ce que nous ressentons quand nous percevons notre environnement (au sens large), et comment nous souhaitons agir sur lui.
> Les différents arts sont différents canaux pour « réfléchir » le monde et exprimer notre relation au monde.

Ceci est-il un signe indiciel de la bouteille  ?

Exercice #5

Réalisation de matériel pour un travail futur
> Réaliser des papiers dont la surface est couverte de textures en correspondance avec l’oeuvre d’art choisie.

 

Réflexion #5

> Tout élément répété opère une stylisation et focalise l’attention sur certains aspects ou signes plastiques (formes, couleurs…)
> L’artiste est aussi un chercheur qui peut explorer tous les outils et toutes les technologies lui permettant d’élargir son champ d’action et de faire des découvertes. L’utilisation d’un petit kaléidoscope à 2£ a surpris chacun pour la richesse des effets « textures » obtenus. Sa manipulation a quelque chose de magique.

MERCI de vous intéresser au langage plastique et visuel.

 

Christine Burkhard

 

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Retour de cours | Les textures 1

Voir également les articles du 12 mars, du 22 mars, du 18 avril

 

Au programme de notre prochaine rencontre InsertYou

Les lignes de construction d’un tableau
Quelques règles de composition
Fabrication de ses propres papiers « à texture »
Nouveaux exercices

 

Exercice #1

Décoder l’accrochage de l’exposition de photos d’Eve Mo Yoors
> Quel photo a ma préférence ? Pourquoi ?
> Imaginer les choix de la ou des personnes qui ont décidé de l’accrochage.
> Dériver sur la relation qu’entretient l’oeuvre avec son contexte.

 

Réflexion #1

Les étudiantes ont observé que leurs travaux ne font pas le même effet vus en cours d’exécution ou dans le retour qu’elles lisent sur un écran (ordinateur – tablette – smartphone)
> La manière de présenter une oeuvre est capitale pour sa réception et son sens
> Tout ce qui entre dans le champ visuel du spectateur a une influence sur l’oeuvre : le type de support, sa forme, sa couleur; les autres oeuvres dans le voisinage; les objets et les écrits à proximité…
> Tout ce que le spectateur perçoit par les autres sens que la vue a également une influence : les bruits, les odeurs, la température, le goût en bouche,
> Les relations établies avec les autres personnes dans la pièce importent : les personnes sont-elles connues/inconnues; les relations sont-elles amicales/désagréables; le statut des gens présents est-il hiérarchiques/égalitaires, …?
> L’état physique et psychique de l’observateur a une importance majeure.

Dans la pièce où les étudiantes travaillent leurs oeuvres sont soumises à beaucoup de « bruits ». Photographiées et présentées sur un écran, elles sont isolées de leur contexte et mises en valeur. Encadrer un travail produit un effet similaire.

 

Exercice #2

Observer attentivement, pendant 2 minutes, une oeuvre d’un peintre apprécié
> Reproduire de mémoire, avec des feutres noirs de différentes épaisseurs, les éléments qui permettront de reconnaître l’oeuvre choisie.

 

 

 

Réflexion #2

> Table Solaire de Dali présente des lignes bien marquées (limites de surfaces peintes).
> Les Toits de Callioure de Matisse résulte de coups de pinceau (texture) parfois serrés au point de donner l’illusion d’une ligne.
> Dans les Nymphéas de Monet, les lignes perdent de l’importance au profit de la touche de l’artiste (texture).

Le mot texture désigne de manière générale la qualité de la surface d’une matière :

rugueuse, lisse, molle, dure, râpeuse, spongieuse, granuleuse, douce…

Les artistes ont de nombreux moyens pour travailler la surface de leur œuvre.

La texture peut être réelle (épaisseur de la peinture, éléments ajoutés…), représentée (dessiner des éléments issus de la nature et les répéter…) ou inventée (accumulation de lignes, de motifs géométriques, etc…).

 

Exercice #3

Poursuivre le travail sur les feuilles de persil
> Récolter des objets naturels dans le jardin et en tirer des motifs pour texturer quelques plages restées blanches.
> Veiller à l’équilibre de la composition.
> Photographier le travail en ajoutant les objets naturels.

Réflexion #3

> Bien que tirés de la nature, les motifs se rapprochent fréquemment de formes géométriques.
> L’association du dessin et des techniques photographiques ouvre des perspectives très riches. 

 

Artiste en contre-point

Philippe Robert

 

Exercice #4

> Observe le livre Feuilles d’automne, de Philippe Robert, 1909

Aquarelliste de grand talent, passionné de nature, Philippe Robert a réalisé de splendides planches florales.
Dans son ouvrage « Feuilles d’automne », il stylise de plus en plus la nature, pour réaliser des motifs décoratifs d’une grande finesse et poésie.
Dans ce livre, l’artiste enseigne sa démarche, et propose des règles à suivre dans l’utilisation des divers signes plastiques.

 

« Les premiers éléments de toute évolution vers le Beau ne se trouvent-ils pas,
d’une part dans l’étude de la nature, de l’autre,
dans celle des meilleurs produits des arts industriels? »

Philippe Robert, Feuilles d’automne, 1909

Réflexion #4

Philippe Robert, artiste suisse, estime qu’il a pour mission de développer le sens pour le beau en proposant des objets quotidiens à l’esthétique soignée (vaisselle, tissus, matériaux de construction…). Le début du 20e siècle coincide avec celui du design industriel. A cette époque naissent divers movements artistiques qui souhaitent établir des ponts avec l’industrie, le monde urbain, l’architecture, le quotidien : art nouveau, futurisme, constructivisme, Bauhaus sont quelques exemples.

Exercice #5

Réaliser des papiers à motifs (textures) destinés à des collage futurs
> Utiliser différents feutres, solubles et indélébiles.
> Utiliser différents crayons-aquarelle de couleur.
> Veiller à donner une couleur d’ensemble à la page.
> Diluer avec une large brosse trempée dans l’eau.

 

Merci de vous poser des questions sur le beau.

see art – be an artist – have a great day

Christine

 

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Odyssey | Shoreditch

 

This time, we choose the most obvious neighborhood where to enjoy urban drifting in London : Shoreditch.

Here some pictures captured on the way

 

see art – be an artist – have a great day

Christine

 

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Retour de cours | La ligne no 3

 

3e partie

Voir également les articles du 12 mars et du 22 mars

Au programme de notre prochaine rencontre InsertYou

Les lignes de construction d’un tableau
Réflexions sur un 2e signe graphique : le motif 
Nouveaux exercices
Travail en réponse à l’oeuvre d’art choisie

Exercice #1
> Débattre sur les notions de stylisation et de style (suite à l’ex sur les arbres linéaires)

Réflexion #1
Observer une photo et en extraire quelques signes graphiques choisis (dans notre cas un seul : la ligne), c’est « styliser » ce qu’on voit. Cet exercice révèle la personnalité de celui qui le pratique, dévoile son « style » de dessinateur. 

On distingue
> le style d’un écrivain

> le style en ameublement (photos : Louis XV (18e) et De Stijl (1917-23)
> le style vestimentaire
Ce sont quelques éléments caractéristiques et récurrents (longueur ou rythme des phrases; forme des pieds des meubles, richesse de la décoration; couleurs dominantes, qualité des tissus…) qui révèlent l’auteur de l’oeuvre, l’époque de fabrication du meuble, le goût ou le groupe d’appartenance d’une personne. 

 

Exercice #2
J’aime / J’aime pas
> Etablir deux listes (j’aime/j’aime pas) de manière très rapide, proche de l’écriture automatique.
> Souligner le « sujet » qui nous inspire le plus pour en faire une oeuvre visuelle ou plastique.
> Nommer ensuite son peintre préféré.

Réflexion #2 
> Les listes sont très différentes d’une personne à l’autre.
> Certains artistes sont plus attirés par les sujets « positifs », d’autres préfèrent travailler les aspects sombres de l’existence. 
> Le Zeitgeist influence beaucoup les artistes. Depuis la Renaissance, la peinture européenne s’est de plus en plus détournée du religieux et  depuis, les divers courants explorent une palette très variée d’émotions ou de concepts. 

Dis-moi ce que tu aimes, je te dirai qui tu es

 

Exercice #3
L’oignon jusqu’à nous faire pleurer
> Sur une grande feuille commune, avec des feutres noirs et des fusains de tailles diverses.
> Dessiner des oignons en ne nous servant que de la ligne comme signe graphique.
> Changer fréquemment de position autour de la table. Nous observons les oignons esquissés par d’autres, les complétons, ou ajoutons d’autres éléments : pelures, morceaux coupés…
< Surveiller l’avancée de la composition.

Réflexion #3
On distingue trois types de lignes. 

> celles qui délimitent les formes des objets (fin d’une surface).
> celles que l’on observe sur la surface (pelure) ou dans l’objet (écailles). 
> celles qui naissent du volume de l’objet et qui sont en réalité des changement de luminosité (coupure dans la chair de l’oignon).

 

Exercice #4

Vous reprendrez bien un peu de persil !

 

> Nous observons une feuille de persil et la dessinons au feutre noir, deux ou trois fois, en très grand, sur une feuille A3. Sans nous soucier des lignes qui s’entrecoupent.
> Nous remplissons quelques plages choisies chacune d’un motif différent inspiré du persil.

 

Réflexion #4
> La réalisation de motifs qui proviennent du même objet crée une unité d’ensemble.
> L’épaisseur des feutres utilisés et la densité des traits donnent du caractère à chaque plage.
> La répétition dun motif ou d’un élément est source à la fois de vie (rythme), et d’équilibre (la ressemblance réconforte)

 

Artiste en contre-point

Matisse et la répétition de motifs stylisés

La desserte rouge, 1908, Musée de l’Ermitage

 

Exercice #5
Choisir deux tableaux très différents réalisés par notre artiste préféré. 

 

Merci de vous intéresser à l’art.

see art – be an artist – have a great day

Christine Burkhard

 

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Opening of Eve Mo Yoors’ photo exhibition

Dear Friends, dear All

 

Last Thursday, April 12, the first Opening related to the programme Invited Artists took place.

We were delighted to welcome all the people, friends and unknowns,
who showed much interest in discovering the exceptional photographs of
Eve Mo Yoors,
and maybe were also curious about « c&b ART – London »,
a sparkling art center that opened its door a month ago.

 

 

Many thanks for your support!
Me and Eve enjoyed very much your presence,
your comments, and the great atmosphere at c&b ART-London.

 

See art

Christine Burkhard

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Eve Mo Yoors | My Daily Life is Not Yours | Photo exhibition

Save the date ! 

Eve Mo Yoors | photographer | Switzerland

My Daily Life is Not Yours

Opening April 12th | from 6pm 

April 12th – May 5th | Tuesdays and Fridays | from 5pm to 7pm or on appointment  

Me and you are concerned by EVE MO YOORS’ photographic work


EVE MO YOORS
acts like many of us: she takes pictures and posts them on social networks.

EVE MO YOORS does not act like most of us: she takes very personal pictures and chooses with great attention those she publishes on social networks.

By adding a personal touch to the images she catches in her close environment, EVE MO YOORS aestheticises and poetises her daily life, and thus reveals her inner world.

EVE MO YOORS’ work in progress questions us about the meaning of photography and the place this medium holds in today’s world, where taking pictures seems often synonymous with existing.

EVE MO YOORS lives and works in Switzerland. In a bilingual town set between mountain and  lake : Biel/Bienne. Besides her passion for photography, Eve is also a musician, singing and playing keyboard. She and her drummer are often invited to perform on European stages.

In life as in art, Eve Mo Yoors likes to move herself on frontiers.

Christine Burkhard

 

About my photographs

For almost every moment of my childhood, my dad took a photograph. My mum kept some of them secret and for my 20th birthday she gave me an album made out of family pictures I had never seen before.

It’s part of my daily life and routine to take pictures both of the significant and the insignificant. The only difference with my father’s attitude is that for me the aesthetic of the pictures is as important as the memory itself. My phone gives me the opportunity to capture moments I would never get otherwise. My pictures tell a story, mine. Just as a diary is personal to the writer, my works are unique to me, they tell my story. My daily life isn’t yours.

Eve Mo Yoors, artist

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Retour de cours | La ligne no 2

 

2e partie

(voir également l’article du 12 mars 2018)

Au programme de notre prochaine rencontre InsertYou

Ce que le persil a encore à nous apprendre
S’approprier un nouveau signe plastique
Timide hommage à mon artiste préféré

Exercice #1
> Débattre sur ce qu’est une ligne

Réflexion #1
Une ligne c’est
> un trait continu de faible épaisseur
> une séparation, une frontière
> une silhouette, le pourtour d’un objet, la limite d’une surface.

entrer en ligne de compte – franchir la ligne – lire entre les lignes – monter en ligne – lire les lignes de la main – offrir une aide en ligne – faire bouger les lignes – dans les grandes lignes – mordre la ligne – avoir une ligne de conduite – rectifier la ligne

 

Exercice #2
> Rechercher des lignes dans notre environnement immédiat (ici l’atelier), les décrire

Etude des signes plastiques : la ligne

Etude des signes plastiques : la ligne    Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #2 
> Les lignes géométriques simples, en particulier la ligne droite, sont caractéristiques des constructions humaines.
> La nature se construit davantage avec des courbes complexes. 

 

Exercice #3
> Choisir dans un ancien exercice sur la ligne un ou plusieurs éléments
> Les répéter et les composer afin d’obtenir une impression d’ « échantillon de tissu ».

Etude des signes plastiques : la ligne    Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #3
La répétition d’éléments, quelle que soit la qualité esthétique de ceux-ci, est un facteur esthétisant. 

 

 

Exercice #4
Recherche de lignes dans les tissus et la couture

Etude des signes plastiques : la ligne    Etude des signes plastiques : la ligne       Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #4
> Emma est venue au 2e cours sur la ligne habillée d’un manteau au graphisme linéaire particulièrement efficace ! 
> Le vêtement est une exploitation généralement commerciale (parfois artistique) des effets et émotions que procurent les arts plastiques, visuels et cinétiques. Les créateurs exploitent la 2e dimension (couleurs et motifs des tissus), la 3e dimension (forme/coupe du vêtement, forme de notre propre corps qui porte le vêtement) et de l’effet cinétique (mouvements des tissus, des corps en déplacement).

A noter :  l’utilisation abondante du mot « ligne » quand on parle de l’esthétique des corps ou de la mode

Soigner sa ligne

Une ligne svelte

Garder la ligne

Créer une ligne de vêtements

 

Exercice #5
Interpréter une photo de forêt de Cornelia Doerr au moyen de lignes
Technique : feutres noirs d’épaisseurs différentes

Etude des signes plastiques : la ligne

Etude des signes plastiques : la ligne    Etude des signes plastiques : la ligne    Etude des signes plastiques : la ligne

Etude des signes plastiques : la ligne Etude des signes plastiques : la ligne Etude des signes plastiques : la ligne

Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #5
> Le feutre noir, par son contraste violent, procure un effet graphique efficace et intéressant.
> Les lignes essentielles des arbres se dégagent. On parle de stylisation (représentation simplifiée dans un but décoratif).
> La couleur est, comme la ligne, un signe graphique. La supprimer est un moyen classique de « stylisation », très apprécié, en photographie. 

Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne

 

Artiste en contre-point

Piet Mondrian et l’abstraction  (première partie) 
La série des arbres

 

Exercice #6
> Observation de l’Arbre rouge de Mondrian (1909), Discuter quelques sources d’inspiration de l’artiste : Van Gogh et Van Dongen.

Etude des signes plastiques : la ligne         Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #6
La palette de couleurs de Mondrian s’est affranchie de l’objet 

 

Exercice #7
> Observation de l’Arbre gris de Mondrian(1911) : une étude, l’Arbre gris, l’influence de Braque

Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne         Etude des signes plastiques : la ligne

Réflexion #7
> Mondrian délaisse les couleurs et leur préfère les nuances d’une seule couleur.
> Il est à la recherche de l’essence des formes de l’objet observé puis peint.

 

Exercice #8
> Réaliser en commun une composition faite de brins de persil
> Disposer les éléments sur une petite table carrée blanche
> Avoir un échange oral sur la composition, en cours de réalisation et après l’exercice
> Photographier le résultat sous plusieurs angles

Etude des signes plastiques : la ligne

Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligne  Etude des signes plastiques : la ligneEtude des signes plastiques : la ligne

L’arrière-plan de cette photo a été supprimé pour mettre en valeur la composition

 

Réflexion #8
> On commence par expérimenter ce que les brins de persil disposés sur la table peuvent produire comme effet(s).
>> La principale nouveauté est la conquête de la 3e dimension : exploitation sculpturale.  
> Quand cette manière de procéder s’épuise, on agit sur le brin en le découpant ou en le déchiquetant : on sépare les tiges des feuilles.
>> En séparant les différentes fibres qui composent la tige, on a la surprise de voir qu’elles s’enroulent sur elle-mêmes : effet découverte
> Ces interventions rendent la plante de plus en plus méconnaissable et la transforment en différents signes graphiques utilisables pour la composition : recherche de stylisation.
> La photographie est une nouvelle intervention sur la composition réalisée.
>> Nous y reviendrons. 

 

MERCI de votre attention à l’art !

see art, be an artist, have a nice day !

Christine

 

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Un mail de Marguerite Humeau !

Ce qui m’enthousiasme

> ou la why-ology de c&b ART – London

J’ai découvert l’oeuvre de Marguerite Humeau.

  

J’ai cherché à mieux connaître Marguerite Humeau et l’ai rencontrée.

J’ai partagé mon coup de coeur pour Marguerite Humeau avec ceux qui m’ont suivie à la Tate Britain.

  

Et j’ai écrit à Marguerite Humeau.

Qui m’a répondu…

 

MERCI Marguerite pour votre réponse qui me touche beaucoup. 

 » Chère Christine

J’ai énormément apprécié discuter avec vous. C’est vraiment rare d’avoir des conversations de cette profondeur. Merci beaucoup aussi pour le lien.

Marguerite »

Ah, le plaisir de découvrir !

see art, be an artist, have a nice day !

Christine

Retour sur l’oeuvre de Marguerite Humeau

A propos de notre visite au musée Tate Britain, jeudi 15 mars

Marguerite Humeau, qui connaît ?

 

Une lumière « de bout du tunnel » et une voix sibylline attirent immanquablement l’amateur d’art
entré au Tate Britain pour y découvrir l’art anglais.

Les quelques personnes qui avaient pris rendez-vous avec moi sur l’escalier de la majestueuse institution
ont découvert une jeune artiste …française (!).

Personne ne connaissait Marguerite Humeau. Et pourtant la jeune femme a un parcours fulgurant : elle a exposé l’automne dernier au Palais de Tokyo, à Paris, et participé à la dixième édition des « Voyages d’hiver », dans les jardins du Palais de Versailles. L’être mythologique, d’une pureté dérangeante, qui accueillait les promeneurs parisiens en dit long sur l’artiste. Il s’agit d’un sphinx (ou d’une sphinge ?)
bien nommé « Riddles »: une femme au corps de lion et dotée d’ailes, qui renaît toujours de ses cendres pour nous poser des énigmes.

Marguerite aime les mystères

Quand Marguerite Humeau se prend de passion pour une question existentielle, elle la scrute, cherche dans les livres ce que les autres en ont dit, élargit le sujet et le soumet à l’aune des sciences les plus diverses en collaborant avec des spécialistes.

Marguerite aime se poser des questions. 

Marguerite tire des connections qui défient les frontières entre sciences exactes et sciences occultes, entre recherches de pointe et récits mythologiques. ECHOES, installation proposée jusqu’au 15 avril à la Tate Britain, fait allusion à la médecine et à la mythologie égyptienne, deux sciences qui s’intéressent à la vie pour en percer les mystères, et reculer – effacer (!) – la limite inéluctable de la mort. Les compositions toujours très épurées, cliniques, de l’artiste, rappellent que la jeune femme à une formation de designer industriel.

Marguerite s’approprie un espace dans lequel elle nous invite à entrer et dans lequel elle établit des liens entre des univers très distants. Une voix sensuelle et triste récite des phrases envoûtantes mais incompréhensibles. De belles formes organiques se déploient dans l’espace…et laissent échapper des viscères dégoulinantes rappelant les pires expériences de laboratoire. Un glouglou d’eau permanent et des longs tuyaux chirurgicaux semblent indiquer que les éléments de ce monde étranges sont en communications. Mais à y bien regarder, tous ne le sont pas.

Marguerite aime les énigmes

Marguerite donne à l’entrée de ce temple baigné d’une lumière jaune, violente et froide, la liste écrite des ingrédients qui composent son oeuvre. Une recette qui rappelle les efforts des alchimistes pour découvrir le secret de la vie éternelle. Une recette qui contient suffisamment d’éléments absurdes pour nous renvoyer à un questionnement personnel sur les grands mystères de l’existence.

J’ai eu le plaisir d’écouter un « talk » avec Marguerite Humeau, puis de bavarder une demi-heure avec elle. Elle m’a confié que son installation ECHOES était née immédiatement après la mort d’une personne qui lui était très chère. J’ai constaté que Marguerite aime cultiver le paradoxe et laisser planer le mystère.
Marguerite est-elle une sphinge ?

 

D’autres artistes font appel à la mythologie. Pour extirper leurs angoisses ? 

Fidèle à ma démarche habituelle, j’ai mis en relation l’artiste phare de cette visite avec d’autres qui puisent comme elle dans les mythologies pour nous transmettre un message plus ou moins sibyllin.

J’ai proposé que nous observions 5 autres oeuvres. Dans une approche très participative, nous avons exprimé les émotions et associations de tous types que chaque oeuvre éveille en nous. Le kaléidoscope d’images et de mots qui suit est à comprendre comme un soutien à la mémoire des participants.

 

Jeu d’associations

En connectant, comme dans un jeu, mots et images, ravivez votre mémoire et retrouvez  les émotions vécues à la Tate Britain et complétées par mes questions et mes informations.

Ce parcours ludique n’est pas inaccessible aux personnes qui n’étaient pas avec nous ce jeudi 15. Mais certainement…plus énigmatique !

>Portraits des artistes. Leurs noms, donnés pêle-mêle. 

   

Marguerite Humeau (1986)
Eduardo Paoluzzi (1924-2005)
Glyn Philpot ((1884-1937)
Francis Bacon (1909-1992)
Anthony Whishaw (1930)
Frederic Leighton (1830-1896)

 

>Les oeuvres
>Les oeuvres inspiratrices 
>Et quelques mots comme amorces pour reconstruire nos observations, réflexions, et recherches d’informations

    

Néoclassiques et cire perdue – Laocoon prévient les Troyens et fâche les dieux – Conversion au catholicisme et homosexualité – Luca Signorelli et la communauté guay – Les Centaures insatiables

    

Une couleur solaire ou venimeuse ?
Dans la recette, de la Rapamicyn, substance empêchant le rejet d’organes
Cléopâtre parlait neuf langues et a choisi la forme de suicide qui garantit la vie éternelle
Ouadjet, déesse cobra, protégeait la Basse-Egypte
Taouret, déesse hippopotame, était garante de la fertilité

   

  

 

 

 

L’état des grandes puissances au sortir de la 2e guerre mondiale ?
Un artiste très présent dans le paysage londonien
Un spectacle choquant
Fascinant Goya noir
Une adolescence très difficile explique-t-elle un peintre de la violence et de la cruauté ?
Oreste matricide poursuivi par les trois Erinyes, créatures infernales avides de justice
Une fascination avouée pour la douleur, le sang et la corrida

 

MERCI de vous intéresser à l’art !

see art – be an artist – have a nice day

Christine

 

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