Start by sketching less known places !

Class #3 | Artistic Urban Drifts

Course code |
ODYSSEY 181

Dates |  Tuesdays and Wednesdays morning (see below for organisation)

Times |  10.30am – 1pm

Experience level |  All levels

Fee | £20 | Session (7 meetings)  : £100 (see below for details)

Try your first urban drift, free of charge

Our way to conduct an urban drift
 is a specific and very stimulating method
both useful and entertaining
Short description

> We are going to roam in an unknown place

> Our method of progression favors chance and surprises

> We create artistic works along the way.

> We use the harvested material to carry out art work in our art studio.

Learn more about the method
> An Urban Drift is an experimental behavior that promotes openness to the unknown and creativity

> The approach I propose leads you to stroll an unknown, unexpected and surprising path, and to realize or harvest along the way – according to precise and unusual guidelines – material that you’ll use later on, in our art studio, to produce individual or collective art works.

Organization of a drift session

> A serie of drifts includes 5 outdoor appointments (Tuesdays), and 2 studio appointments (Wednesdays), altogether spanning over 5 weeks. Participants enrol in the whole course at the end of the first drift.

> 12 people maximum can take part in an artistic drift.

> An announced drift takes place regardless of the weather. This aspect is part of the process.

> Participants make sure to dress accordingly.

> The meeting point is sent by email to participants, 12 hours before departure.

> The art supplies to take along – always very simple – are specified in the email.

> Drifts and art classes in the studio last two hours thirty and include a 20 minutes break.

Price Policy
> The first drift costs £ 20.
> A full session (5 drifts + 2 classes in studio) costs £ 100.
Looking for inspiration in the urban landscape: a brief history
The urban drift as source for creativity has its origins in the 19th century. Here are some interesting steps along its history.

1. The flâneur.
In 1863, the poet Charles Baudelaire wrote a short essay entitled « The Painter of Modern Life ». In this text, he is enthusiastic about artist Constantin Guys’ way of working and goal, whom he describes as a flâneur. « For the perfect stroller, for the passionate observer, it is a great pleasure to elect dwelling among the crowd, the wawe, the movement, the fugitive and the infinite. […]. What is he looking for? […] He is looking for something that we may call modernity; because there is no better word to express the idea we are talking about. For him, it is a matter of extracting  from historical fashion the poetry it may contain, of extirping the eternal from the transient. « 

Guy Constantin_Girls on the Balcony_1860.

2. The noise rises to the rank of art.
In 1913, the painter and futuristic musician Luigi Russolo claims in his text « The art of noise » that sounds generated by modern machines find their place in musical compositions. He is recognized as a precursor of 20th century music.

Luigi Russolo’s Intonarumori_1913

3. The urban drift.
In 1956, the situationist writer Guy Debord, a virulent critic of the consumer society, considers urban drifting an action at once political, philosophical and urbanistic. In order to make out of our vital environment an inspiring place and not an imprisoning one, he recommends to reconsider it by deviating from the paths usually traveled and by devoting ourselves to drifting. « One or more drifting people have to give up, for a longer or shorter time, the reasons for which they usualy move and act, their relations, their work and their favorite hobbies, and let themselve answer to the solicitations of their environement and to the encounters made on the way. « 

4. Traveling practices in contemporary art.
We do observe that since the sixties itinerant practices are multiplying in art. Walking is the most common kinetic occupation of the space. But any other means of locomotion (bike, car, train) may also be a source of inspiration. The choice of working and/or exhibiting outside art studios, galleries or museums produces extremely varied art works and questions the meaning and the place of artistic expression in our society.

Robert Smithson_Spiral Jetty_1970

5. The Urbex approach
This term refers to any exploration of a construction, active or not, whose access is prohibited to the public. This activity, always latent, got a real expansion in the nineties. If countering the ban seems to be the most common motivation in this milieu, we also come across great artists, expressing themselves mainly through photography.

Bradley Garrett_Rubix Drain Junction_London

Esquissez tout d’abord des lieux moins connus !

Cours #3 | Dérives urbaines artistiques

Code du cours |
ODYSSEY 181

Dates |  Les mardis et mercredis matin (voir plus bas pour l’organisation)

Heures |  10h30 – 13h00

Public |  Tous niveaux

Prix |  20£ | Session (7 rencontres) : 100£  (voir détails plus bas)

Tentez une première dérive urbaine, gratuite

La dérive urbaine comme nous la proposons
est une méthode inédite et très stimulante
à la fois utile et divertissante
Bref descriptif

> Nous parcourons un lieu inconnu

> Notre méthode de progression favorise le hasard et les surprises

> Nous réalisons en cours de route un travail artistique

> Nous utilisons le matériel récolté pour réaliser des travaux d’art en atelier

En savoir davantage sur la méthode

> La dérive urbaine artistique est un comportement expérimental qui favorise l’ouverture à l’inconnu et la créativité.

> L’approche que je propose consiste à parcourir un chemin inconnu, inattendu et surprenant, et de réaliser/de récolter en cours de route – selon des directives précises et inhabituelles – un matériel qui sera ensuite investi, en atelier, dans des créations artistiques, individuelles ou collectives.

Organisation d'une session de dérives

> Une cession de dérives comprend 5 RDV à l’extérieur (mardis), et 2 RDV en atelier (mercredis), le tout sur 5 semaines. Les participant-e-s s’engagent dans le projet à la fin de la première dérive. 

> 12 personnes au maximum peuvent prendre part à une dérive artistique.

> Une dérive annoncée se déroule quel que soit le temps. Cet aspect fait partie de la démarche.

> Les participant-e-s veillent à s’équiper selon les conditions météorologiques.

> Le lieu de rendez-vous est envoyé par mail aux participant-e-s, 12 heures avant le départ.

> Le matériel à emporter – toujours très simple – est précisé dans le mail du rendez-vous.

> Les dérives comme les ateliers durent deux heures trente et comprennent 20 minutes de pause.

Politique des prix
> La première dérive coûte 20 £.

> Une cession complète (5 dérives + 2 ateliers) coûte 100 £.

Rechercher l'inspiration dans le paysage urbain : un bref historique
La dérive urbaine comme amorce à la créativité trouve son origine au 19e siècle. Voici quelques étapes intéressantes de son histoire.

1. Le flâneur. En 1863, le poète Charles Baudelaire rédige un court essai intitulé « Le Peintre de la vie moderne » . Dans ce texte, il s’enthousiasme pour l’approche et l’objectif de l’artiste Constantin Guys qu’il qualifie de flâneurs. « Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l’infini. […]. Que cherche-t-il ? […] Il cherche ce quelque chose qu’on nous permettra d’appeler la modernité ; car il ne se présente pas de meilleur mot pour exprimer l’idée en question. Il s’agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu’elle peut contenir de poétique dans l’historique, de tirer l’éternel du transitoire. »

Guy Constantin_Au foyer du théâtre

2. Le bruit s’élève au rang de l’art. En 1913, le peintre et musicien futuriste Luigi Russolo revendique dans son texte « L’art des bruits »  que les sons générés par les machines modernes trouvent leur place dans les compositions musicales. Il est reconnu comme un précurseur de la musique du 20e siècle.

Luigi Russolo_Tower Bridge_1910

3. La dérive urbaine. En 1956, l’écrivain situationniste Guy Debord, critique virulent de la société de consommation, fait de la dérive urbaine une action à la fois politique, philosophique et urbanistique. Pour que notre environnement vital soit un lieu inspirant et non emprisonnant, il préconise de le reconsidérer en s’écartant des chemins habituellement parcourus et en se s’adonnant à la dérive.  « Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. »

4. Les pratiques itinérantes dans l’art contemporain.

On observe depuis les années soixante que les pratiques itinérantes se multiplient dans l’art. La marche est l’occupation cinétique de l’espace la plus fréquente. Mais tout autre moyen de locomotion (vélo, voiture, train) est à classer parmi les pratiques itinérantes susceptibles d’être une source d’inspiration. Le choix d’un contexte de travail et/ou d’exposition hors atelier, galerie ou musée produit des œuvres extrêmement variées et pose d’une manière incisive la question du sens et de la place de l’expression artistique dans la société.

Ryan Weideman_In My Taxi

5. La démarche Urbex

Ce terme désigne toute exploration d’une construction, en activité ou non, dont l’accès est interdit au public. Cette activité, toujours latente, a pris une réelle ampleur dans les année quatre-vingt-dix. Si contrer l’interdit semble être la motivation la plus fréquente dans ce milieu, on y croise également de véritable artistes, s’exprimant majoritairement par la photographie.

Urbex_Eglise à Detroit, USA