3e partie. Textures dans les arts, textures dans la nature

 

Voir également les deux premiers articles sur les textures, du 26 avril et du 4 mai

Exercice #1

Comparer les oeuvres d’art choisies par deux personnes et établir une hiérarchie des signes plastiques présents

         

Réflexions #1

Les danseurs de Matisse
Formes – Rythme – Couleurs – Contrastes – Composition confinée dans le cadre – en 2 dimensions

Les Nymphéas de Monet
Texture – Vibration – Transparence – Couleurs – Composition débordant du cadre – Formes – en 3 dimension

Le langage plastique, contrairement au langage écrit, n’est pas linéaire. Un tableau se « lit » de manière plus globale qu’un texte, De ce fait, hiérarchiser les signes plastiques utilisés par l’artiste est un exercice qui peut révéler la sensibilité de l’observateur. Suis-je attiré(e) en premier par la couleur ou les formes dans le tableau de Matisse ? Il est important de se rappeler qu’il n’existe pas de lecture neutre.

Le travail de Matisse est une étude pour réaliser un rideau de spectacle. L’artiste veut créer par des couleurs très contrastées une tension entre deux danseurs de forme très stylisés, et imprimer un rythme à l’ensemble. Les papiers de couleurs épinglés lui permettent de faire « bouger » son travail jusqu’à satisfaction.

Monet veut saisir la vie de la lumière, sans cesse changeante, selon la saison, l’heure et les conditions météo. Tout particulièrement dans ce qui bouge et est translucide comme de l’eau. Seule une touche bien visible peut décomposer en facettes miroitantes la vibration des couleurs. La texture du tableau est donc le signe plastique qui domine la série des nymphéas.

La première identité d’une oeuvre d’art est le médium utilisé 

  • Peinture
  • Dessin
  • Collage
  • Photographie
  • etc…

Matisse et Monet sont deux grands explorateurs du médium qui les fascine.

 

Deux artistes en contre-point

Zoltan Kemeny (1907-1956)

Banlieue des Anges – 1958 – Tate

 

Giuseppe Capogrossi (1900-1972)

Surface 210 – 1957 – Guggenheim

En 1949, Capogrossi tourne le dos à la peinture figurative et peint jusqu’à sa mort des tableaux composés de deux signes essentiellement – le premier ressemble à un peigne, le second à une fourchettes – dont il n’a jamais donné la moindre interprétation. Le titre des tableaux ne donne pas davantage d’indication sur la lecture à faire de ses oeuvres.

Exercice #2

Fabriquer de nouveaux papiers inspirés des textures que l’on décèle dans une oeuvre d’art choisie.
> Produire au moins deux feuilles, très différentes.
> Utiliser feutres noirs et crayons de couleur, permanents ou solubles.

 

 

 

 

Réflexions #2

Une part importante de la personnalité d’un artiste se révèle dans sa touche, comparable à une écriture. Comme l’écriture, une touche peut être étudiée, puis travaillée, afin de mieux la comprendre et de s’en servir.

La texture d’une oeuvre n’est pas la même selon la distance à laquelle on l’observe. Et la distance à laquelle on observe une oeuvre varie en fonction de sa grandeur.

S’approcher de la toile permet de découvrir des textures très variées, qui peuvent être des accroches à notre propre créativité.

 

 

Exercice #3

Appliquer les notions abordées en cours en réalisant l’esquisse d’un paysage observé

N.B. Seules dix minutes sont accordées à cet exercice

> Choisir le paysage que l’on souhaite reproduire. Bien le « cadrer ».
> Observer l’ensemble attentivement pour définir trois lignes principales et 4 à 6 lignes secondaires.
> Tracer ces lignes au feutre noir.
> Photographier de nombreuses textures observables dans ce paysage (entre 10 et 20).

 

 

Que voit chacune ?

 

 

 

 

Elles si elles voyaient des papillons et des losanges ?

 

MERCI d’explorer des sentiers nouveaux. 

 

Christine Burkhard

 

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