De la texture naturelle à la texture imaginaire

 

 

Exercice #1

Les lignes de construction d’un tableau
> Observer de loin le tableau choisi et chercher les lignes de construction de l’oeuvre.
> Tracer au feutre noir épais les trois principales lignes de construction, puis, avec un feutre plus fin, 4 à 6 lignes de construction secondaires.
> Les lignes tracées doivent atteindre le bord de la feuille ou se toucher, de manière à diviser l’espace en plusieurs plages.
> Se demander où le peintre veut « conduire » (consciemment ou inconsciemment) le spectateur et comment il construit son tableau pour atteindre son objectif.

      

Réflexions #1

> Une ligne de tension n’est pas forcément une ligne dessinée ou peinte
> Une suite de bateaux sur la mer peut constituer une ligne de construction importante du tableau.
> Une ligne de tension peut être le prolongement « virtuel » d’une ligne ébauchée. 

Exercice #2

Une composition d’objets divers
> Chercher dans l’assemblage d’objets disposés sur la table comment ceux-ci font écho entre eux (établissent des correspondances) et constituent ainsi une composition, appelée en art « nature morte ».

“On ne voit que ce qu’on regarde.”

Merleau-Ponty

 

Réflexion #2

> Dans la photo extraite de la composition, on observe que

a)  la forme de la fleur de l’orchidée fuchsia correspond à celle de l’orchidée blanche
b)  la couleur fuchsia, présente en petite quantité sur l’orchidée blanche, établit une autre correspondance (un 2e lien) entre les deux fleurs.

> Forme et couleur sont des signes plastiques.
> D’autres signes plastiques (le parallélisme des supports, la répétition des formes) peuvent être relevés et participent également à la composition de la nature morte.

Chaque signe plastique peut être dissocié de l’objet réel et utilisé pour réaliser une composition s’éloignant du figuratif.

 

Exercice #3

C’est quoi une texture ?
> Expliquer le sens général du mot texture et son sens plus particulier en art.
> Chercher quels sont les 3 types de textures que l’on distingue.

Réflexion #3

> La texture désigne l’apparence et l’état d’une surface. L’orchidée, par exemple, a une texture proche de celle du velours.

> On distingue des textures réelles, reproduites ou imaginatives.
> Ajouter une texture à une surface  lui donne de la matérialité.

Artiste en contre-point

Günther Uecker

Cet artiste allemand, né en 1930,  s’est fait particulièrement connaître pour son utilisation de clous et d’épingles
qui donnent à ses travaux une texture naturelle, riche et subtile.

 

Recherches entreprises par Piet Mondrian, 3e partie

(voir également les retours du

Dans sa recherche de l’essence de l’expression plastique. Piet Mondrian a poussé plus loin son travail de stylisation l’arbre pour aboutir peu à peu à des signes plastiques qui acquièrent leur indépendance par rapport à la réalité dont s’inspire l’artiste.

Pommier en fleurs (1912) – Composition en bleu, gris, rose (1913) – Océan (1915)

Exercice #4

Notre perception du monde et les témoignage plastiques et visuels que nous produisons
> Choisir, dans la nature morte disposée sur la table, un élément qui nous intéresse
> Donner trois représentations (images) différentes de l’objet choisi (20 minutes de temps à disposition) :

a) une représentation iconique (eikôn =  image ressemblante),
b) une représentation symbolique (symbol = signe conventionnel pour dé signer quelque chose, p. ex. une colombe pour la paix),
c) une représentation indicielle (indice = trace physique de quelque chose, p. ex. la fumée qui révèle le feu).

              

Entre percevoir et transmettre s’intercale le langage.

Commentaires #4

> Le temps imparti (20 min) permet juste de réaliser des travaux très incomplets, mais qui sont de bonnes amorces à la réflexion et à la discussion.
> La technique choisie est fondamentale. Les plus simples à utiliser sont la photographie pour une reproduction iconique, un feutre noir pour la reproduction symbolique, la matière (fumée, sable, bois) pour laisser des indices.

Réflexion #4

> Nos sens nous permettent de percevoir le monde.
> Notre cerveau, notre intelligence, nos expériences vécues, notre bagage culturel nous conduisent à « réfléchir » le monde.
> Nous transmettons par les arts visuels et plastiques non seulement ce que nous voyons, mais également ce que nous ressentons quand nous percevons notre environnement (au sens large), et comment nous souhaitons agir sur lui.
> Les différents arts sont différents canaux pour « réfléchir » le monde et exprimer notre relation au monde.

Ceci est-il un signe indiciel de la bouteille  ?

Exercice #5

Réalisation de matériel pour un travail futur
> Réaliser des papiers dont la surface est couverte de textures en correspondance avec l’oeuvre d’art choisie.

 

Réflexion #5

> Tout élément répété opère une stylisation et focalise l’attention sur certains aspects ou signes plastiques (formes, couleurs…)
> L’artiste est aussi un chercheur qui peut explorer tous les outils et toutes les technologies lui permettant d’élargir son champ d’action et de faire des découvertes. L’utilisation d’un petit kaléidoscope à 2£ a surpris chacun pour la richesse des effets « textures » obtenus. Sa manipulation a quelque chose de magique.

MERCI de vous intéresser au langage plastique et visuel.

 

Christine Burkhard

 

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